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Ensemble sauvons notre planète
26
Jan

Quand l’agriculture pollue l’atmosphère…

Si l’on n’y pense pas au premier abord, l’agriculture joue aussi un rôle dans la pollution de l’air ou atmosphérique. Les pesticides utilisés en agriculture intensive polluent inexorablement notre air, affectent la santé humaine, animale et la biodiversité.

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La pollution de l’air, qu’elle soit induite par l’industrie ou le secteur des transports, contamine l’agriculture en émettant des particules fines, finissant leur périple sur les cultures et les légumes. Certains pesticides restent dans l’atmosphère plus ou moins longtemps puis se déposent ensuite sur le sol, sont décomposés par la lumière du soleil, rejetés dans l’eau ou encore dispersés dans l’air. Or, les plantes possèdent une sensibilité particulière à la plupart des polluants en suspension dans l’air. Par exemple, le dioxyde de soufre, émis lors de la combustion des matières fossiles, provoque l’apparition de gouttelettes qui se déposent sur les feuilles avec la rosée ou le brouillard.

La pollution de l’air est donc intimement liée à l’accumulation de polluants dans le sol qui réduit la production agricole et favorise une plus grande dépendance des agriculteurs à l’égard des engrais azotés (et donc le risque de pollution des eaux souterraines par les nitrates). Au final, un véritable cercle vicieux s’installe, un effet pervers de la pollution à long terme qui se reflète dans la qualité de l’agriculture d’aujourd’hui et de l’eau « potable » que nous buvons. Si l’azote est un élément essentiel pour la croissance des plantes, c’est son utilisation excessive par l’agriculture conventionnelle qui pose problème.

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Pour favoriser la pousse des plantes et maximiser les récoltes, les agriculteurs utilisent en masse des engrais azotés et appliquent une irrigation lourde. Le problème est que les plantes absorbent seulement la moitié de ces engrais. Le reste finit donc dans l’atmosphère, le sol et l’eau, polluants nos rivières et endommageant la biodiversité aquatique. Des études réalisées au Royaume-Uni ont estimé qu’entre 50 et 60 kilos d’azote étaient déversés par hectare et par an ! Pourtant, depuis quelques années déjà, de nombreuses études ont mis en évidence que les polluants présents dans le sol influent négativement sur la croissance des cultures légumières, en réduisant leur capacité à capturer et fixer l’azote, un processus essentiel pour un bon développement et un bon rendement.

Le paradoxe de l’agriculture

Paradoxalement, l’élevage et l’agriculture sont des secteurs participant à la pollution de l’air, et représentant, à eux seuls, la principale source d’émissions d’ammoniac soit 97 % des émissions nationales ! Engrais, effluents d’élevage, fertilisants et alimentation animale sont les principaux facteurs responsables de cette contamination. Le phénomène, de plus en plus connu, de pluie acide est principalement causé par la grande quantité de produits chimiques et polluants atmosphériques libérés par les usines ou les voitures, entre autres. En restant en suspension dans l’air, ces derniers retombent sous forme de pluie, brouillard ou neige (voir notre article consacré à la neige de pollution) qui acidifient le sol, endommagent les plantes, les eaux et les récoltes et portent atteinte à la santé des êtres humains.

Il se trouve justement que l’ammoniac (induit, rappelons-le, par nos pratiques agricoles) est une cause majeure de la pluie acide ! Le serpent qui se mord la queue… Pourtant, tant dans les pays développés que dans les pays en développement, les émissions d’ammoniac provenant de l’agriculture et de l’élevage continuent leur progression… Sans compter les dommages causés par les cultures sur brûlis qui génèrent une forte pollution de l’air qui fait de l’agriculture le secteur responsable de près de 35 % des émissions de gaz à effet de serre. 

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